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Nom de domaine expiré, site hors ligne : que vérifier

Nom de domaine expiré, site hors ligne : que vérifier

Votre site ne répond plus, et vous venez de comprendre que le nom de domaine est en cause. Le nom n'est pas perdu pour autant : la coupure arrive avant la suppression, et la suppression elle-même ouvre trente jours de rédemption. Le premier geste tient en trente secondes et ne coûte rien : lire le Whois, qui affiche l'état exact du nom et la date de la demande de suppression.

Le site tombe d'abord, le nom se perd ensuite

Un site hors ligne pour cause de domaine n'est pas un site dont le nom appartient déjà à quelqu'un d'autre. Ce sont deux moments distincts, séparés par plusieurs étapes.

Pour un .com, la politique de l'ICANN sur la récupération des enregistrements expirés impose même que la résolution DNS soit interrompue avant la suppression, pendant au moins les huit derniers jours consécutifs où le nom reste renouvelable. Autrement dit : la panne est prévue par la règle, et elle survient à un moment où vous pouvez encore renouveler normalement. Le détail figure aux paragraphes 2.2.2 et 2.2.3 de l'Expired Registration Recovery Policy.

Après la suppression, pour le .fr comme pour le .com, une période de rédemption de trente jours s'ouvre automatiquement. Pendant ces trente jours, le nom n'est pas revendable à un tiers : il est récupérable, mais par une procédure précise, et pas par vous seul.

Citation : « Une fois en rédemption, on ne renouvelle plus : on restaure — et seul votre bureau d'enregistrement peut le demander. » — Règle du Guide des procédures de l'Afnic, fiche « Delete »

Vous êtes concerné, ou vous ne l'êtes pas

Cet article s'adresse au titulaire dont le site vient de tomber. Pas à qui veut acheter un domaine expiré pour son référencement : c'est un autre sujet, et il est déjà largement traité ailleurs.

Deux situations sortent du cadre décrit ici. La première : votre domaine a été supprimé pendant la période de grâce qui suit sa création. Dans ce cas, l'Afnic ne déclenche pas de rédemption, et le nom redevient immédiatement disponible à l'enregistrement — y compris par vous, et y compris par un autre. La seconde : votre site est hors ligne mais le Whois affiche un nom actif, avec une date d'expiration future. Le domaine n'est alors pas en cause. Cherchez du côté de l'hébergement, du certificat ou des enregistrements DNS.

Et si le nom est déjà repris par un tiers, la rédemption est passée. Ce texte ne vous servira plus ; la question devient celle d'un nouveau nom et d'un plan de reprise.

Ce qu'on fait, dans l'ordre

Les quatre gestes, du plus rapide au plus engageant. Interroger le Whois — Le service du registre affiche le statut du nom et, s'il y a eu suppression, la date de la demande ; Lire le statut — « active » avec une date d'expiration proche, ou « redemption » avec « pending: delete » : la suite n'est pas la même ; Appeler votre bureau d'enregistrement — En rédemption, c'est le seul qui peut lancer un restore ; le bouton « renouveler » ne fonctionne pas ; Vérifier la facture et l'adresse mail — Un renouvellement échoue souvent sur une carte périmée ou une alerte partie dans une boîte que personne ne lit

Le Whois est le point de départ parce qu'il est gratuit, public et immédiat. Un .fr supprimé y figure toujours : le statut passe en \`redemption\`, la mention \`pending\` en \`delete\`, et la date de la demande de suppression apparaît. Vous situez vous-même votre position dans le calendrier, sans attendre la réponse d'un support.

Si le statut est encore actif, renouvelez tout de suite depuis votre espace client. Si le statut indique la rédemption, arrêtez de cliquer. L'opération \`renew\` est interdite par le Guide des procédures de l'Afnic dans cet état : l'erreur que vous rencontrez n'est pas un bug, c'est la règle. Il faut un \`restore\`, et seul le bureau d'enregistrement qui gère le domaine peut le demander. Concrètement : vous téléphonez, ou vous ouvrez un ticket en écrivant le mot « restore ».

Ce que ça coûte, et ce que ça prend de temps

Les trois nombres qui comptent. 0 € : La consultation du Whois, sans compte ni inscription ; 30 jours : La rédemption après suppression, pour le .fr comme pour le .com ; 1 interlocuteur : Le bureau d'enregistrement qui gère le nom, seul habilité au restore

La lecture du Whois ne coûte rien et prend le temps de taper votre nom de domaine. Un renouvellement fait à temps coûte le prix habituel de votre extension, celui que vous payez chaque année.

Une restauration en rédemption coûte davantage : les bureaux d'enregistrement facturent cette opération, à des tarifs qui leur sont propres. Le montant vous sera annoncé par votre prestataire, il ne figure dans aucun texte du registre. Comptez surtout un délai de traitement humain : la demande part de votre bureau d'enregistrement vers le registre, elle n'est pas instantanée.

Étape.fr (Afnic).com (ICANN)
Avant l'expirationLes relances dépendent du contrat de votre bureau d'enregistrementAu moins deux avis : environ un mois avant, environ une semaine avant
Juste après l'expirationAucun délai fixé par le registre avant la demande de suppressionUn avis supplémentaire dans les cinq jours, avec les instructions de renouvellement
Avant la suppressionLa demande de suppression est envoyée au registre par le bureau d'enregistrementLa résolution DNS est interrompue au moins les huit derniers jours où le nom reste renouvelable
Après la suppressionRédemption automatique de 30 joursRédemption de 30 jours
Pendant la rédemptionSeul le bureau d'enregistrement qui gère le nom peut faire un restoreRestauration par le titulaire via le registrar qui a supprimé, DNS désactivé et transferts interdits

Ce qui n'a pas de réponse générale

La question que tout le monde pose — « combien de jours me reste-t-il après l'expiration ? » — n'a pas de réponse valable pour tous les .fr. Aucun texte de l'Afnic ne fixe de délai entre la date d'expiration et l'envoi de la demande de suppression. La page officielle indique seulement que, sans nouvelle de votre part au moment du renouvellement, votre bureau d'enregistrement envoie cette demande au registre : voir Pensez à renouveler votre nom de domaine. Le nombre de jours dont vous disposez relève donc de votre contrat, pas d'une règle du registre. Votre bureau d'enregistrement est le seul à pouvoir vous le dire.

Vous lirez ailleurs une « période de grâce d'environ 30 jours après expiration », ou un délai « de 0 à 45 jours selon le registrar ». Ces chiffres circulent beaucoup. Le premier confond la rédemption — qui court après la suppression — avec un sursis après l'expiration. Le second ne figure pas dans le texte de l'ICANN. Ne calez pas votre calendrier dessus : lisez le Whois, il porte la vraie date.

Deux points restent hors de portée de cet article. Le tarif exact d'un restore, qui varie d'un prestataire à l'autre. Et le délai de retour en ligne après restauration : la propagation DNS ajoute son propre temps, variable selon les configurations. Les règles applicables au .fr sont détaillées dans le Guide des procédures de l'Afnic, fiche « Delete ».

Un dernier réflexe, une fois le site revenu : notez la date d'expiration dans un agenda partagé, et vérifiez que l'adresse mail de contact du domaine est lue par quelqu'un. C'est la raison la plus fréquente d'une coupure. Elle rappelle aussi pourquoi un nom de domaine à votre nom vaut mieux qu'une présence entièrement logée chez un tiers, un sujet que nous avons traité dans site internet ou page Facebook. D'autres questions courantes sont regroupées dans notre FAQ.

On lit votre Whois avec vous

Envoyez-nous votre nom de domaine : nous relevons son statut, sa date de suppression éventuelle, et nous vous disons quelle opération demander et à qui. C'est gratuit et sans engagement, et ce n'est pas un devis.

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